Découvrez Damien Rice!
Chargé de frissons et d'émotions, je me lance dans l'écriture de mon premier texte sur ce blog. Cette magnifique musique fredonne à mes mains et mon corps tout entier tant de choses, en boucle elle me guidera le long de cet article.
On me qualifie de sensible, et je le suis, tellement que je déborde de susceptibilité. Chaque mot, chaque geste, chaque regard compte, chaque élément est remarqué, observé, analysé, pour mon bien et souvent mon grand malheur. Mauvaises interprétations, pessimistes, ou parfois trop optimistes. Les claques ne tardent pas à tomber.
Pourquoi s'emmerder à voir la vie du bon côté alors ? si chaque fois qu'on croit être content, on dérape et on chute, parfois si profond qu'on imagine pas un seul instant pouvoir s'en relever. Alors je vois tout d'un mauvais oeil, me méfiant de chaque chose, craignant le pire à chaque moment, désespérer en continu, me marteler seul de mon propre couteau, délirer, m'effondrer...
Une respiration qui s'amplifie, un coeur qui s'active, des tremblements le long de ma colonne vertébrale, mon ventre qui se contracte. Je suis submergé par les émotions, je me laisse emporté, maintenant, la musique prenant mes doigts et les plaçant sur ces petites touches, traduisant mes impressions et ressentis. Cette douce voix est comme une lumière à laquelle je m'accroche, ces quelques notes si justes sont là et me servent de marches à mon ascension momentanée. Chaque seconde, je me demande quand est-ce qu'une marche brisée apparaitra, me propulsant en bas, tout en bas, faisant retomber cet état de semi transe, et peut-être allant jusqu'à m'écraser contre la dureté de la vie et de la vérité. J'ai peur de celle-ci, je ne veux pas la connaitre, elle m'effraie, je la crains... et si... je me trompais, et si mes sensations étaient erronées ? Et si, je m'étais monté un film tout seul, interprétant à tord tout ce en quoi je croyais apercevoir une lumière salvatrice ?
Je ne veux pas... je me suis tellement impliqué dans cet espoir... de tout mon être. Chaque parcelle de mon essence est concerné, et c'est entièrement aujourd'hui que je pleure. Que vais-je vivre demain ? Déception, joie, ou stagnation ? ... Vais-je vivre demain ?
Bien que ce que je peux appeler la mort "intérieure" puisse paraître violent et faire peur, ce n'est qu'un passage dans un vie. Ceci dit, ce n'est pas rien pour autant... Je ne suis pas non plus entièrement satisfait du nom... mais je ne sais pas comment qualifier ce que je pressens. Comme si mon coeur s'éteignait peu à peu, chaque battement étant de plus en plus éloigné du précédent. Mais il ne s'arrêtera pas, pas physiquement, mon corps perdurera, mon âme, je n'en sais rien.
Tout dépend de demain...
Appeler, ne pas appeler. La grande interrogation. Entendre sa voix, percevoir son souffle, sa respiration... sa neutralité, son désintérêt... sa curiosité ... non, il n'y en a jamais eu... je ne crois pas... pourtant j'ai besoin de ce son... si je ne peux voir, je voudrais écouter... bien que le mieux serait de toucher... J'ai pu, parfois, mais... pourrais-je encore ?
Je boues d'impatience, je ne sais comment gérer ce désarroi, cette sensation de perdition, de doute... Je veux savoir ! mais je ne veux pas de mauvaises nouvelles... facile à dire... qui en voudrait ? Personne... je suis bien un homme comme les autres... Me détacherais-je un jour de la masse ? Pour apparaître exceptionnel à ces deux yeux... ? Au moins pour ça... Faire parti de ses pensées, de ses préoccupations, de ses projets...
J'ai l'impression de parler d'un livre... un livre qui ne verra jamais son adaptation réelle...
Je fuis... comme si ma propre essence s'échappait peu à peu de moi, à chaque instant. J'aimerais que ses pieds en suivent les traces...
j'aimerait tant... vivre...
1 commentaires:
appelle Charlesmeau! (pas moi, hein! :D) j'te dis "phooooooqueeeeuh!"
Pas si bonne idée de t'avoir fait écouter 9 crimes finalement, j'en suis désolée.
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