J'ai écrit ce texte dans mon carnet de croquis il y a 3 semaines, alors que je prenais le TGV. Il est donc précédent au dernier article.
Découvrez Ludovico Einaudi!
Retour de Paris, TGV en 1e classe, prix identique.
"Fuori dal Mondo" en boucle dans mes oreilles, une tête qui dépasse des sièges en face de moi, une main s'y pose, une bague au doigt, une réflexion prend naissance alors que mes doigts peinent à écrire.
Pourquoi toutes ces personnes sont-elles mariées, ou paxées que sais-je ? Pourquoi tout me semble inaccessible ? L'impression d'être emprisonné dans ce corps frêle et sans chaleur. Que dois-je faire ? Que puis-je faire poue ne pas être seul ainsi ? Pourquoi les gens n'assument-ils pas ce qu'ils ressentent au fond d'eux ? N'en ont-ils pas conscience, ou le cachent-ils par peur ? Peur de quoi ? Peur de briser, d'être brisé et de subir cette pseudo honte sociale que le monde a instauré ?
J'aimerais partager, j'ai tellement à offrir, et c'est en tant qu'entité jeune, et vide, que j'ai tout autant à recevoir. J'aimerais aimer en paix, diffuser et partager ce sentiment, ces sensations, ces réflexions, cet état de bien être précaire mais si intense. Caresser ses lèvres du bout des miennes ou de mes longs doigts qui me répugnent tant, passer ma main au creux de ses cheveux et sentir leur odeur si fraîche et bouclée. Plonger mon regard sur sa peau, son visage ô cimbien si chaleureux et doux, pénétrer son intense regard aux multiples couleurs, et m'y baigner toute la nuit durant. Ne faire qu'écouter sa respiration, observer son corps endormi, parcourir de mes doigts ses courbes généreuses, gracieuses et si précieuses à mon coeur.
Je garde avec espoir, contre vents et marées, que ceci soit un futur proche, sans destruction préalable, sans ambiguïté prolongée. Mais... cela ne peut rester qu'un espoir si je ne fais rien pour améliorer les choses. Prendre les choses à deux mains, m'attler à cette tâche si banale qu'est la séduction, sans déraper ni faire de faux pas fatals.
Ceci est le plus délicat.
Prendre soin de l'autre, surtout.
14/12/08
Hier j'ai suivi, hier j'ai regardé. Et je me sens coupable de ne pas conserver l'exclusivité de mon regard, alors que je ne lui suis pas lié...
Stupidité ? Ou réelle affection... J'aimerais tant la lui avouer...
0 commentaires:
Enregistrer un commentaire